Une greffe de cheveux à Istanbul, des implants à Prague, une rhinoplastie à Tunis : le tourisme médical esthétique attire chaque année des dizaines de milliers de Français, séduits par des tarifs parfois divisés par trois et des délais réduits. Les cliniques spécialisées communiquent efficacement, les forums regorgent de témoignages enthousiastes, et l’opération paraît aussi simple qu’un séjour organisé. Pourtant, dès qu’une complication survient — résultat non conforme, infection, séquelle durable — la question du recours devient un véritable parcours d’obstacles. Cet article fait le point sur le cadre juridique de ces interventions, sur les droits du patient et sur les précautions à prendre avant de réserver.